Sky Sports et BT Sports, deux chaînes de télévision sportives britanniques, ont annoncé la signature d’un accord pour présenter les matches de la Premier League de 2019 à 2022, pour la modique somme de 4,454 milliards de livres sterling. Moche pourquoi? Parce qu’ils ont payé 5,13 milliards de £ pour la période de quatre ans 2015-2018.

Si certains pensent que cela marque le début du déclin des revenus des équipes sportives professionnelles qui ont rendu les équipes et les joueurs très riches, David Conn de The Guardian ajoute astucieusement que la bulle n’a pas éclatée. L’aspect intéressant derrière ce méga accord est qu’il reste quelques paquets de droits expérimentaux à vendre. Ces offres permettront aux acheteurs de diffuser dix matchs simultanés en ligne, quatre fois par saison.

Si les prétentions que le phénomène du cord cutting touche enfin la radiodiffusion sportive sont peut-être un peu prématurés, il est évident que la Premier League prend des mesures pour tester un nouveau modèle commercial qui, au final, pourrait toucher les fournisseurs d’accès au câble là où le bât blesse. En effet, si les deux expériences permettent effectivement d’attirer les téléspectateurs et de générer des revenus, qu’est-ce qui empêche la Premier League de produire et de diffuser en continu son propre contenu en ligne?

À l’ère où la détention et l’exploitation de la propriété intellectuelle sont essentielles, comme indiqué dans le récent livre blanc de FG8 sur Netflix, l’avenir de la radiodiffusion sportive pourrait-il être un service de streaming centralisé détenu et contrôlé par les ligues afin d’exploiter directement leur produit sur un marché mondial?

Probablement pas. Les coûts de production à eux seuls seraient pharamineux, tout comme le développement des compétences organisationnelles nécessaires pour réussir un tel exploit. Toutefois, si ces tests aboutissent, ils pourraient ouvrir la voie à un transfert des recettes des droits de diffusion des sports traditionnels vers les droits de diffusion en ligne; une progression qui pourrait ostensiblement tuer l’un des derniers facteurs empêchant les gens de cut the cord en masse, une fois pour toutes.

Daniel Lacombe

Author Daniel Lacombe

Associé principal de SAGE, Daniel a deux domaines de prédilection. Le premier est l’accompagnement d’entreprises canadiennes et internationales dans le développement de l’excellence de leur relation client. Le second est la conception de stratégies de développement du leadership et des talents et la facilitation d’équipes de direction. Expert en pédagogie il conçoit et anime des approches audacieuses s’appuyant sur l’interactivité, le plaisir et l’intelligence collective.

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