Le télétravail est devenu une forme de travail de plus en plus répandue dans les entreprises. Au Québec, selon Statistique Canada, plus de 18% des travailleurs l’auraient exercé en 2010. Pourquoi cette forme de travail gagne en popularité? Parce qu’elle est tout simplement devenue une source d’attraction de main d’oeuvre pour les entreprises. En effet, cette façon de travailler s’accorde avec les nouveaux rythmes et modes de vie des travailleurs et plus particulièrement des jeunes travailleurs. Dans l’actuelle pénurie de main d’oeuvre, il est tout à l’avantage des entreprises de considérer cette option qui leur permettrait d’acquérir un sérieux avantage comparatif.

Mais qu’est ce que le télétravail au juste?

Le télétravail est «une forme de flexibilité permettant de travailler à n’importe quel endroit, n’importe quand». Il peut être occasionnel, c’est-à-dire qu’il est employé lors de situations particulières, par exemple lors d’intempéries ou d’imprévus familiaux. Il peut également faire partie intégrante de la façon de travailler de professionnels dont les métiers nécessitent de nombreux déplacements. C’est ce qu’on appelle le télétravail nomade.

Gestionnaires inquiets, rassurez-vous

Il est normal que cette façon de travailler amène certaines craintes chez les gestionnaires. Bien que les statistiques prouvent une productivité plus élevées chez les employés en télétravail, comment s’en assurer? La base serait, selon plusieurs recherches, d’établir un lien de confiance entre gestionnaires et collaborateurs. Il faut bien sûr accepter le fait qu’il existera toujours des abus, ainsi est fait le monde! Cependant, est-il logique d’interdire un système qui rendrait plus productif et heureux une majorité, en se basant sur les comportements de quelques cas isolés? Selon moi, non. La solution serait alors d’établir certains cadres de contrôle, par exemple en organisant régulièrement des réunions pour faire le suivi des projets et ainsi s’assurer que les collaborateurs sont sur la bonne voie. De plus, bien clarifier les objectifs et les tâches des employés éviterait que les employés se sentent perdus et perdent en efficacité. Ces suivis peuvent être faits via l’utilisation d’outils technologiques qui seraient d’ailleurs essentiels pour le bon fonctionnement du télétravail.

Finalement, vu son utilisation de plus en plus courante, une réglementation plus approfondie du télétravail devient nécessaire. Les gestionnaires devront peu à peu mettre à jour leur contrat de travail en ajoutant des clauses concernant cet aspect du travail. Combien de jours est-il permis de travailler de la maison? Quelles sont les conditions? Les employés sont-ils couverts lors d’accidents hors des bureaux? Toutes des questions auxquelles les employeurs devront dorénavant réfléchir et préciser lors des processus d’embauche.

Bref, le télétravail peut paraitre comme un défi de taille pour certains gestionnaires, mais il faut comprendre que pour plusieurs domaines il deviendra bien vite un incontournable. Aussi bien s’y préparer!

Florence Debellefeuille Dunberry

Author Florence Debellefeuille Dunberry

Bachelière en relations publiques à l’Université du Québec à Montréal, Florence est passionnée par tout ce qui touche aux communications. Ses implications combinées à ses expériences de travail lui ont permis d’acquérir plusieurs compétences en gestion des réseaux sociaux, en événementiel et en relations de presse. Quoique curieuse et intéressée par à peu près tout, Florence a tout de même un intérêt marqué pour la culture et l’environnement.

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